Qui je suis ?

Je vais ou ?

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  Burkina Faso : novembre/decembre 2010

  Nepal : janvier 2011

  Inde : fevrier 2011

  Chine : mars 2011

  Vietnam : avril 2011

  Cambodge : mai 2011

  Japon : juin 2011

  Indonesie : juillet 2011

  Californie : aout 2011

  Bolivie : septembre 2011

  Perou : octobre 2011

quel jour on est ?

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vos blablablablablas....

Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 06:42

Mes reflexions durant ce mois de juin 2010.... (certains ont deja lu une partie sur un autre reseau social...)

 

Alors voyager tout seul c'est quoi...?

 

Au debut, on ne sait pas vraiment a quoi s’attendre, on n’y pense pas la moindre seconde. On prepare une aventure menée par une pulsion qui vient du fond des tripes, une limite a depasser pour se surpasser…prouver a soi-meme que l’on existe et que l’on est imortelle. Parce qu’on ne meurt pas de solitude a 25 ans ! On en parle autour de soi, au debut timidement puis ensuite avec fierté en repondant à la question “toute seule tu n’as pas peur ?” : “non…” masquant l’envie de dire “oui, mais qu’est-ce j’aime ça, avoir peur”. Une adrenaline, ce truc qui vous tient debout toute la journée, qui vous leve le matin et vous couche le soir. La bombe A que je l’appelerai, la bombe a retardement d’un an.

 

Le jour du grand saut on se sent tout petit alors que l’on s’est senti tellement grandir a cette preparation… Un passage de l’elephant ecrasant tout obstacle, regardant droit devant sans s’arreter, à l’état de petite souris ce jour J qui scrute et detecte tout autour d’elle le moindre mouvement aeroportuaire, attendant de chevaucher ce grand volatile d’acier…Ou le passage de l'etat solide a l'etat liquide...le defis etait donc lance, c’est moi-meme qui l’ai provoqué mais ce n’est qu’a cet instant que je m’apercoit de son ampleur… Qu’ai-je donc fait ? Partir un an, seule ? en serai-je capable ? Je ne sais meme pas parler anglais….et mon chat va me manquer. Autant de pretextes à trouver ou à s’inventer pour faire dix pas en arriere. Mais les dés étaient pourtant jetés, la lourde porte se referma et je bouclais ma ceinture.

 

A la premiere destination, on est heureux de mettre un visage sur un nom, un contact qui mettait en confiance avant de partir “tu es la bienvenue, je viens te chercher…” heureux de se faire connaitre aussi, de me presenter, qui je suis rellement, les points essentiels sans passer des heures dessus… Ca a l’air simple comme ca soit dit en passant mais l’exercice n’est pas de toute aisance quand on est en face d’un peuple, d’une culture que tout oppose. Qui je suis chez moi, qui je suis chez toi ? La meme ? non surement pas, je relativise et ma vision s’éclaircit, sans temoin, sans juge ou seulement mon libre arbitre…c’est le debut d’une nouvelle vision, anamorphosée, irreversible.

 

Apres cette phase qui peut durer un certain temps, peut-etre quelques jours ou quelques semaines, le temps d’affuter cette vision et d’aiguiser son sourire, un sentiment de liberté vous ecarte les côtes et vous donne un souffle jamais ressenti auparavant qui peut vous pousser vous et votre sac de 15 kilos jusqu’au bout des oceans ! Je pouvais alors prendre n’importe quel bus, n’importe quel bateau, n’importe quelle initiative, parler avec mon corps, mes mains, mes yeux et mon sourire, je pouvais aller seule reellement. Et des découvertes fantastiques en ont suivi, des peuples, des tribus qui vous tendent les bras a vous et a vous seule car vous apportez, incarnez un air nouveau, inconnu et presque inattendu car au fond de soi on l’attend tous ce moment là. L’echange est reciproque, quelque chose de profond, un sentiment de jouissance dont je n’arrive pas à donner de nom mais qui vous fait pousser des ailes et vous envoie dans des cieux que meme un coït n’atteindrait pas.

 

A cet instant vous etes tout puissant et en meme temps si vulnerable car au moindre au choc les larmes coulent a flot. Pas des larmes de tristesse, des larmes de tendresse, de comprehension, d’empathie. Plus on ouvre les yeux plus on les vide d’une vision terne, morose et certe individualiste que l’on pouvait avoir auparavant. Des larmes de bonheur également, celles la viennent par exemple lorsque vous etes tout seul en haut d’une montagne a contempler a perte de vue cette terre ocre contrastée par la verdure des baobabs et des manguiers. J’ai pensé a cet instant que si un genie venait me demander ces 3 voeux, je lui dirai d’aller voir ailleurs si j’y suis et lui demanderai surtout pourquoi il est venu me trouver jusqu’ici ??! J’eu le sentiment et le privilege d’etre la seule au monde sur cette terre, je contemplais d’un plaisir egoiste ce que la nature pouvait faire de plus beau.

 

Le sentiment d'etre tout seul sur la terre n'est pas a envier parfois lorsqu'on est terrassée par la maladie, le mal jusqu'au plus profond des os dans un pays de l'ampleur d'un continent, l'Inde. La peur de la souffrance et de la mort. L'hopital et cette odeur de mort justement que l'on peut sentir a chaque coin de rue de cette ville de Bombay. Ville qui montre l'indifference a force d'accoutumance aux odeurs...Personne avec qui partager ça et apres recul j'en suis contente, je ne souhaite a personne de vivre et de partager. De nouvelles larmes, celle de détresse et de douleur physique.

 

Apres quelques temps encore, justement ce temps…il finit par s’estomper, disparaitre on ne sait plus depuis combien de temps on est parti, quel jour on est. Juste la date du depart qui me remet les pieds sur terre et m’en retire les mains. Le passage d’un pays, d’un continent à un autre est destabilisant. Nouvelles monnaies, nouvelles langues, nouvelles tetes et on doit de nouveau se faire connaitre. La tristesse et la melancolie peut peut surgir sans crier gare lorsque vous n’etes plus reconnu dans la rue, il faut de nouveau se reconfronter a soi-meme et n’étant plus bien sûre de qui l’on est maintenant, tellement ce que l’on a vecu avant nous change et nous enrichit peut-etre un peu trop vite. Je suis passée d'un stade d'invitee d’honneur au simple rang de “phalang” porteuse de monnaie blanche que l’on convoite en dénis de la simple volonte de connaitre le prenom de son hôte…C’est instant est terrible et vous plonge dans des moments sombres de reflexions que l'on appelle la solitude. La vraie, celle qui ne vous lache pas et que vous ne voulez pas lacher. On s’en nourrit, on aime ça meme… Comme si ce mal nous apportait des reponses aux questions que l’on ne voulait pas se poser. J'aurai aime a cet instant d'une épaule, un soutien, un reconfort de tout et n'importe qui mais en m'inventant et rêvant cette personne je me suis fait reveillée un matin par un rayon de soleil qui me rendit finalement assez puissante pour faire mon sac et monter dans le premier bus direction nulle part. Au nord, a l'est, à l'ouest, au sud, finalement j'avais plus de choix que je ne voulais le voir...Allez Nord Ouest ! Et le sentiment du tout puissant (dieu c'est moi !) revint et la lumiere fut, dans mes yeux...(achat de nouvelles lunettes)

 

La route en solo ça fait pousser des ailes…entre autres car il m’est arrivé d’avoir en tant que femmes des poussées de testostérones quand il s’agissait de self défense. Une femme seule, cheveux clairs, yeux bleus dans les grandes mégalopoles, ça ne passe pas inaperçu et certains, n’ayant que l’image faussée des ondes hertziennes, s’imaginent et fantasment que la belle occidentale est là pour gouter aux produits exotiques et peuvent se montrer parfois très insistants voir plus si non affinités… Dites que vous êtes mariée en Inde ça vous évitera bien des discussions inutiles. Je passerai les détails mais ce genre d’expérience vous rend plus forte et certaine de ce que vous voulez et surtout ne voulez pas. Il y a au contraire dans les campagnes, les petits villages, une sorte de reconnaissance. On vous admire, on vous protège, on vous accompagne parfois un peu trop au point de ne jamais se retrouver seule lorsqu’on aimerait profiter des rencontres aléatoires du fait d’être en solitaire, j’ai eu le sentiment d’être étouffée a certains moments surement pour mon bien et ma sécurité mais essayez donc de remettre une laisse a un animal qui s’en est débarrassé depuis quelque mois…

 

C’est pourquoi je parlerai après d’adaptation, on se plie aux coutumes, on les respecte et on les accepte sans même parfois les comprendre. On apprend de nouveaux codes de vie, de nouvelles manières de s’asseoir, de manger, de saluer en risquant très souvent d’être la risée de vos hôtes en vous voyant vous essayer a leur coutumes… Ca vaut des parties de chinoiseries qui vous laissent des traces de bonheur indélébiles. On se laisse apprivoiser, on aime ça et on finit par se sentir plus proche des locaux que l’on fréquente que par le monde dans lequel on vient que l’on finit par fuir. Le retour dans le monde occidental, l’approche des touristes vous rend un peu sauvage, critique à la vue du comportement de certains sans gênes et sans respect guidés par l’effet de masse du groupe dans lequel ils évoluent.

 

“You travel alone ?” C’est aussi la question à laquelle je réponds aux nombreux étrangers que je rencontre. « No, I carry my friend; his name is Quechua, my best friend ». On rencontre de nombreux porteurs de sacs a dos, les backpackers et il y en a pour tous les gouts, des petites anglaises t-shirt short and short’s shorts aux roots travelers cherchant le cheap cheap, aux australiens body buildés en marcel « same same but different » dont les 2 patates chaudes qu’ils n’arrivent pas à avaler m’empêchent de comprendre le moindre mot… On passe du bons temps avec les touristes sur la route, a boire des bieres, a se raconter d’où l’on vient…. « How long time you’ve been here ? » « Oh it’s amaaaaaaaazing ! » « it’s so beauuuuutiful !». On se souvient de la tête de certains, parfois on les recroise à l’autre bout du pays ou bien dans un autre, sans rendez vous, on oublie tous les noms, d’ailleurs bien souvent on ne les demande pas ou seulement au moment de se dire au revoir. Parfois content de rencontrer des français sur la route qui plus est des voisins de son village natal, ça détend le word shake du cerveau. En Asie j’arrivais à répondre en chinois a des thaïlandais, a demander en cambodgien aux lao, à répondre en anglais aux français… et a me parler toute seule en anglais…so crazy.

 

Etre confrontée a des choix quand on est seule c’est développer ses sens, écouter son instinct, cette petite voix qui vous parle la première fois et qu’on se doit d’écouter quoique les autres puissent vous dire… la première idée est toujours la meilleure, ça se vérifie a chaque fois que l’on a choisi la mauvaise direction lorsqu’on se dit après « je le savais… ». Le « si j’avais su » est faux, au fond de nous-mêmes nous le savions mais nous ne nous écoutons plus penser… J’ai souvent levé les yeux au ciel, regardé la lune et les étoiles pour réfléchir, chacun sa manière de s’écouter penser, il y en a c’est en faisant des sudoku...

 

Une chose importante je crois sur un long terme...avoir un objectif, ne pas le perdre de vue et l'entretenir. ca peut etre comme moi, une rencontre avec un metier, une passion, ca peut etre l'apprentissage d'une langue, un projet photo (mais avec un sujet, une trame..), du travail... car rapidement si vous n'etes pas attise par un point precis, si vous oubliez ce pourquoi vous etes la et bien justement c'est le pourquoi qui se pose...Pourquoi etes vous la ? Pour depensez votre temps ou votre argent (si vous en avez)? Les paysages sont a couper le souffle certe, le depaysement est garanti mais je pense qu'apres un certain temps on se sent tout petit et perdu dans un monde qui n'est pas le votre, qui peut paraitre hostile si justement vous n'avez pas d'objectifs, le fil conducteur qui vous emmenera ailleurs...

 

Tout ceci n'est qu'un point de vue strictement personnel, ne m'haranguez pas de "je ne suis pas d'accord", "c'est totalement faux.." Chacun sa vision, chacun sa route... heureusement toutes differentes les unes des autres.

Par clineb
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Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 05:31

 JUIN 2010 : Quelques temps de repos, de vacances, de reflexions...sur le voyage et sur ma vie. Je ne serai pas tres bavarde sur ce mois de juin car s'il vous plait un peu d'intimite tout de meme !...  Point de rendez vous avec mes amis que je n'avais pas vu depuis 7 mois et plus... Un bol d'air !

 

De Kampong Chhnang au cambodge, j'ai rejoins battambang en bus et passe la frontiere thailandaise a pied pour reprendre encore un autre bus qui m'a emmene a Bangkok. Bangkok cette ville demente, lieu de rendez vous de tous les vices et quelques vertus du monde entiers...Une ville qui ne dort et ne s'eteind jamais.  Je passais 3 jours dans un quartier tres anime avant d'aller chercher une amie a l'aeroport pour partir direction les iles du sud...Koh Phangan, Koh Tao...iles paradisiaques peuplees de touristes ou il reste possible, s'il on cherche bien, de trouver quelques endroits preserves. J'y rencontre d'autres francais avec qui je reste en contact...et oui des normands !...

Apres une quinzaine de jours au paradis artificiel, direction le Laos en mode solo, vadrouille et sac a dos. Une capitale Ventiane, la plus petite et plus deserte des capitales...j'y rencontre d'autres backpackers mais aussi des locaux tres sympa, visite de temples et bars locaux, inoubliables... Je pars pour le nord ensuite, beaucoup m'ont parle de Luang pra bang comme incontournable... J'en ai un autre avis, certe c'est tres joli, on dirai un decors de film, des temples, de la nature, de l'artisanat, des tuk tuks et encore des tuk tuks et bien sur les sourires et les sollicitations qui vont avec votre argent... Ce cote la m'exaspere assez vite. Il est tres difficile de voyager seule a cet endroit et au Laos en general je crois car le prix des transport locaux est plus cher quand il n'est pas partage..Dans mon cas je n'avais pas forcement envie de trouver d'autres touristes pour visiter une quelconque place, ca m'a limite. L'argent, l'argent et toujours l'argent, ca ne tourne qu'autour de ca et ca peut se comprendre quand on sait que c'est la seule ressource pour certains. Je visite de somptueuses place malgre tout, je retiens les waterfall de Luang pra bang et une superbe rencontre avec un chauffeur de taxi avec je me prend d'amitie et qui m'emmene partout gratuitement car on ne parle pas d'argent entre ami. L'argent n'a pas d'ami, donc oubliez l'adage "les bons comptes font les bons amis..." Je retiens egalement le village de potiers de Bat chan et les discussions autour du prix pour traverser le Mekong et rejoindre ce petit village a 7h00 du matin. J'ai reussi a negocier  un aller retour pour 8000 kips (80 cts) sur une pirogue de pecheur au lieu de 150000 kips (15 euros env) que me proposait un rabatteur au port...c'est du sport et de la debrouille le marchandage, faut savoir boire le Lao lao en gros... Le prix pour les locaux est de 2000 kips l'aller.

Au village potier, un vieillard guette le touriste et fait payer la taxe 10000 kips et est content de parler quelques mots de francais incomprehensibles, nous rions ensembles et semblait etonne de me voir toute seule... Je fait 100m dans le village et rencontre un potier, mister Son choi qui, sitot vue previent sa fille de l'arrivee d'un Falang... elle arrive en courant apportant quelques figurines representant des animaux qu'elle a fabrique... je leur fais comprendre que je ne suis pas la pour ca, ils ne parlent pas anglais, je parle donc avec les mains et l'argile. Mister Son Choi m'aime bien car je lui dresse un portrait de lui en argile, il est tout content et tres fier d'exhiber sa tete devant ses amis curieux de voir une etrangere devant leur maison. Tous m'offrent des cigarettes et veulent que je fasse quelque chose dans leur atelier...je manque de temps et ne peux me partager pour tous. Une voisine m'invite a visiter sa famille, je dejeune avec eux, j'apprend sur la culture, comment manger (epice !), comment s'asseoir, comment supporter la chaleur (dormir !).. Je n'apprendrai rien de plus sur la ceramique locale hormis la fabrication de pots de fleurs (exclusivement) destines aux hotels, que la terre provient non loin du village, a quelques centaines de metres et qu'ils cuisent avec la paille de riz...similaire au Cambodge mais pas la specialite du Laos.

Je pars ensuite direction les 4000 iles, autre paradis...je ne sais pas reellement s'il y en a 4000 mais il y en a 2 a visiter ou l'on peut trouver des bungalows pour 20000 kips la nuit (soit 2 euros env.) J'y retrouve des touristes bien entendu dont Katerine que j'avais rencontre en thailande quelques semaines auparavant...le monde des backpackers est bien petit !! Je reste avec eux quelques jours, le temps de faire le tour de l'ile a velo, de se prendre des averses car c'est la saison des pluies, de boire quelques verres dans quelques restos et de repartir en urgence a Pakse, malade car je me suis empoisonne, surement dans un resto indien sur l'ile de Don det. Resultat : 2 jours et 2 nuits emprisonnee, malade et perfusee dans un hopital, refusant de prendre en compte mon assurance...remboursement a mon retour...c'est pas gagne.

Le tableau est peut etre un peu noir mais j'ai passe d'excellents moments de detente, je me rememore les massages a prix derisoires et les barbecues presents partout dans les rues apres 6h le soir. La musique egalement, tout laotiens qui se respecte possede une guitare et joue dans la rue son travail termine (ou non), et bien sur les sourires, ce peuple fait du bien, il a dans les yeux le sourire de son ame, simplicite, gentillesse, generosite et hospitalite.

Je repars pour Bangkok le 22 juillet afin de prendre mon avion pour l'Indonesie, Surabaya. La encore une tres belle rencontre dans le bus, celle d'un suisse et d'une italienne, musiciens et artisans...un echange qui donne lieu a un prochain rendez vous en france... Arrivee a Surabaya prevue le 25 juillet

 

Je suis desolee sincerement pour les photos qui : 1 - ne chargeaient plus sur over blog il y a quelques temps.... et 2 - sont dans mon disque dur que les ordinateurs ne detectent plus maintenant...

 

Tout va tres bien malgre tout, l'article sur l'indonesie est a paraitre tout bientot, des rencontres magiques encore une fois et une autre approche des artisans...un peu plus superficielle que le cambodge et la Chine mais beaucoup d'opportunite pour l'avenir en revanche... a suivre !

Par clineb
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 04:18

Mon depart de Sapa au nord du Vietnam fut assez difficile, difficile de dire "kouniouman" (bye bye) a ce merveilleux peuple Hmong. Je repassais par Hanoi 3 jours avant de m'envoler pour le Cambodge, Hanoi ne me manquera pas c'est certain. Arrivee a Phnom Penh le 29/04/11 je rencontrais dans l'avion 2 architectes tres sympathiques dont Hà Nguyen, une vietnamienne qui connait des potiers dans son pays...C'est evidemment lorsque je pars que je trouve des plans et des contacts interessants...bref je pris ses coordonnees et peut-etre reviendrais-je dans ce pays qui me paru hostile.

Arrivee à Phnom Penh, je trouve une guest house assez sympa pres d'un lac a moustiques: 93 street, Gran view guest house...Un quartier hallucinant ou transitent des etrangers, francais, finlandais, allemands, indiens et evidemment cambodgiens. On y boit, on y fume de tout et n'importe quoi et on est constamment harceles par les "tuk tuk madam ?", "motobike", "where are you going?". Meme lorsque je loue un velo on me propose de m'emmener en tuk tuk...je reste 4 jours a phnom Penh, histoire de me faire a cette nouvelle monnaie et au fait que je sois millionnaire...et oui 1 dollars=4000 riels, autant vous dire que je n'ai jamais eu autant de billets sur moi !

Je rencontre un Cambodgien tres sympathique qui me propose avant de partir de visiter les alentours de Phnom Penh, l'ile de la soie qui n'a rien a voir avec la capitale...a peine a 3 km et arrivee en pleine jungle pour trouver au bout de l'ile un bras du Mekong super clean ou les cambodgiens viennent s'y baigner le dimanche. c'est dimanche justement, nous prenons un bungalow, genre de cabane sur pilotis les pieds dans l'eau pour nous abriter du soleil et nous nous baignons. Les Cambodgiens se baignent tout habilles, les femmes sont pudiques. Moi la seule blanche je me fais remarquer et attire les convoitises de certains hommes ivres de bieres sous le soleil...Je ne peux me faire que des amis ici, c'est assez drole !

 

Je pars le lendemain direction Kampong Chnang, je me rappelle le receptionniste de l'hotel tout etonne de ma destination, "Why do you want to go in this place ??!", il n'y a rien a faire la-bas me dit-il, personne ne s'arrete. Justement !!!!! La region de Kampong Chnang est reputee dans le Cambodge pour ses poteries, je ne connais rien de cet endroit mais quelque chose m'attire et je me dit que je ne serai pas decue. J'embarque dans un bus qui fait quotidiennement la route de Phnom Penh a Poipet, la nationale 5, un des 3 axes principaux du Cambodge. Apres 5 heures de trajet en bus, assise pres d'un moine cambodgien a regarder des sketchs humoristiques en langue khmer et a eclater de rire rien qu'en voyant ce moine se plier en deux, le bus s'arrete et me fait signe de descendre....je suis a Kampong Chnang, personne d'autre ne descend et des lors je vois 3 hommes courir vers moi en me criant "motobike, motobike !!!" Je pose mon sac et m'assied dans un boui boui sur le bord de la route ou je me desaltere en buvant a pleine gorgee dans une noix de coco. Les motobike driver s'en vont un par un sauf un, Nam. Il ne parle pas anglais. Personne ne parle anglais a part quelques jeunes que je rencontre sur le chemin qui me crient des "hello !!!! how are you ?" Les gens ici ont quelque chose qui petille dans le regard, une flamme de bienvenue qui vous dit "viens chez moi", une petite flamme qui rechauffe le dedans, qui fait du bien a mon petit coeur. Je vois un stand de poteries pres des noix de coco, je demande a une vieille femme ou plutot je mime ou je peux trouver l'endroit ou l'on fabrique ces merveilles...Nam comprend ce que je veut dire et avec son grand sourire il me fait comprendre qu'il faut que je depose mon sac dans une guest house et qu'il m'emmenera non loin de là chez une famille qu'il connait. Je grimpe sur sa mobylette chargee de mon poids et de mes 2 sacs, les gens sourient de nous voir. Il m'emmene dans une guest house, la sok san guest house, il n'y en a que 3 dans cette petite ville. C'est la 1ere fois qu'un "balang" s'arrete ici, je dis a la maitresse de maison que je resterai ici au moins 3 nuits, voir plus et je negocie ma chambre pour un bon prix, 2,5 dollars pour une chambre tres modeste avec une salle de bain que je partage avec les cafards...

 

Mon chauffeur reste avec moi, pour 5 dollars il passera la journee avec moi et m'emmenera dans un petit village a 4 kP1040272m de kampong Chnang. Nous traversons les cultures sur les pistes rouge qui me colore le visage. j'entends des "hello" par ci et par la sans meme savoir d'ou ca vient, les personnes que je croise me font un large sourire que je leur rend. Les paysages sont verdoyant et l'horizon est marqué par des rangees de palmiers, un arbre magnifique et essentiel a l'economie et a la survie de la population locale...j'en parlerai plus tard. Nous arrivons dans une famille, Nam leur parle en khmer et leur explique, enfin je crois, mon projet, du moins ce qu'il a pu en comprendre d'apres mes photos et dessins... je restais la journee a regarder ces femmes “tourner autour du pot”. Elles frappent avec un battoir en bamboo sur l’exterieur du pot et tiennent dans leur main une pierre ronde a l’interieur de ce meme pot. Cette technique est similaire en Inde, c’est marrant. Je leur montre des photos et videos de l’Inde et du Nepal, ils sont tres curieux et interesses de ces techniques, surpris de la similitude indienne. C’est etrange comment un peuple si different et si eloigne peuvent adopter les memes techniques sans meme avoir connaissance de leurs existences !!! Tous me sourient, je prends des photos et echange des regards fautes de me faire comprendre dans ma langue de Barrang. Le repas que je partage avec eux est riche d’emotion et intense de sourires et de regards… Des choses que je ne puis exprimer avec ma langue et mon ecriture, ca ne se raconte pas, ca se vit et c’est tout ! P1040300

 

De retour a ma guest house, je suis invitee a partager le repas avec la famille qui tient l’hotel, une jeune fille est etudiante et parle un peu l’anglais. Elle m’apprend a compter et user de quelques mots qui me seront tres utiles ! je m’apercois tres vite que cette guest house est en fait un lieu de passage pour les amours d’un soirs, les adulteres ou les passes a bon marches…c’est une ambiance assez estrange j’avoue mais j’aime cet endroit atypique. Si vous etes a kampong Chnang, ne cherchez pas quelqu’un qui parle anglais, c’est lui qui vous trouvera !!! C’est comme cela que j’ai rencontre Kim Rath. Apres 3 jours passes a Kampong Chnang la nouvelle s’est vite repandue qu’une Barrang etait parmis eux. Quand je leur dit que je compte rester 10 jours au moins dans cette ville, les yeux s’ecarquillent en se demandant pourquoi…

 

Kim Rat hest mon nouveau chauffeur, il m’emmene visiter un nouveau village a 15 km ou il n’y a QUE des potiers, peut-etre une cinquantaine de maisons ou vivent quelques familles differentes. On y fabrique des foyers de cuissons pour different usages, pour soutenir des wok plus ou moins grands. On y fabrique aussi des pots de fleurs, des vases decoratifs, des tirelires. Je craque pour les tirelires, vraiment, l’idee d’une urne a entrée unique me plait… casser le pot pour en extraire le contenu, genial, non ? Je reste la journee dans ce village, regardant les hommes et femmes travailler. Je leur montre mes photos, j’aime leurs regards intrigues… Mon projet consistait a fabriquer un objet en P1040427argile partout ou je devais passer, la realite, le contexte modifie un peu mes plans mais je n’en sors pas moins decue…Il est parfois complique de s’imposer dans le quotidien, le travail de ces artisans qui ne creent generalement pas pour le plaisir mais par survie de leur famille. Leur demander de me consacrer du temps me parait souvent abuse quand je sais  qu’une tirelire de la taille d’un ballon de hand ball mettra 30 min a sa construction et sera vendue 3000 riels (env 0,5 €). Tout en travaillant, ils respondent tout de meme a mes questions que mon cher ami Kim traduit. Je suis parfois une pause, un bol d’air dans leur journee. Kim me dit qu’ils sont heureux que je sois la parmis eux, partout on veut que je m’arrete pour boire un thé ou une biere de palme. On me propose a manger, on m’offre de la biere, je goute au sucre de palme egalement. Avec le palmier on fabrique des outils, les feuilles servent au tissage des murs des maisons, des panniers, des “outils de cuissons a vapeur”. Des hommes tout gringalets grimpent jusqu’en haut de ces grands arbres pour y inciser la base des branches et en extraire le jus qui servira a faire la biere. Avec ce meme jus on peut en faire du sucre brun (la texture est similaire a du miel et c’est delicieux !!!) en le faisant bouillir jusqu’a reduction dans des grosses marmites en fonte sur des four en argile. On decline le fruit, la noix de coco sous differentes formes, en jus, en lait, froid, chaud, cuit, sucre, salé….. je crois que je n’ai pas tout teste ! P1040439

elle tient a l'interieur du pot une pierre ronde et a l'exterieur, elle bat la poterie avec un battoir en bambou pour l'agrandir progressivement.

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Le transport des poteries...perilleux !!

 

 

P1040412 copyJe suis stupefaite quant a la beaute de ce peuple, simple, sans artifice, toujours souriant. C’est etrange je remarque des similitudes, des trait de visages avec des femmes africaines pourtant tres differentes. San, une potiere n’est pas tres ravie quand je lui dis ça car la beaute se definit par la blancheur de leur peau… Elle me fait pourtant penser a Animata que j’ai rencontre à Sindou dans le sud du Burkina Ils n’apprecient guere la beaute africaine a la vue de mes photos ! (je n’ai d’ailleur pas parle de cette region d’Afrique dans le blog, il y a beaucoup trop de pages a publier, ça fera l’objet d’un article a mon retour en France…) Ils sont tres intrigues par mes piercings, souvent un peu choques, grimacant a l’idee que quelque chose me traverse la peau…”Ca ne fait pas mal”  mais ils ne me croient pas.

 

 

 

 

Kim a bien cerné mon projet et mes attentes, il m’emmene voir l’endroit où ils extraient l’argile, dans les plaines. Ici on s’empresse de recolter le plus d’argile avant la saison des pluies qui ne devrait pas tarder. La region autour du lac de Kampong Chhnang est zone inondable, le fleuve triple de volume en l’espace de 3 mois, de juin a septembre. A cet endroit dans un mois, ce sera une grande etendue d’eau. Tout le monde travaille, les femmes, enfants, hommes mutilés par les mines et ce sous une chaleur etouffante. C’est un travail penible et la vue de ces enfants en sueur me fait peine. Un filet de peche installé au dessus du trou leur apporte un minimum d’ombre… P1040481

 

La saison des pluies commence et l'activite des potiers diminuent, se concentre sur la vente et sur la production d'autres produits comme la fabrication de sucre, de biere, et d'autres produits alimentaires.

 

Voila donc apres ces semaines au Cambodge, dans un pays que j'ai trouve tres accueillant en dehors des grands axes, je m'octroye quelques semaines de "vacances" en Thailande et au Laos pour aller rejoindre des amis francais. Il n'est pas toujours facile d'etre seule en voyage, certains etres vous manquent, et il ya une tres grande frustration a rencontrer les gens tres vite et a les quitter aussi rapidement...Je vais donc voir des tetes connues et me reposer un peu car ces dernieres semaines m'ont demande beaucoup d'energie.

Juillet : Thailande et Laos...

Par clineb
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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 04:55

Bonjour a tous !

Mon depart de Chine pour le Vietnam fut assez epique je dois dire...ce sont les peripeties du voyage qui nous font sortir la carte chance et surtout developer son instinct, chose que le genre humain a tendance a oublier a mon avis. Peut-etre parce que les medias dictent nos conduites, nos pensees, ne nous laissant plus d'espace pour notre libre arbitre, notre autonomie...mais j'arreterais la mes exces de philosophie, c'est que l'on reflechis beaucoup lorsqu'on est livre a soi-meme.

Voici donc mon retour de Dali, le 29 mars 2011 :

Je pars de la guest house de Dali, Joker a appele un de ses amis pour m'emmener au bus qui me reconduira a Kunming. Le chauffeur m'assure que je serai a Kunming avant 16h00, chose indispensable car je dois recuperer mon passeport au consulat du Vietnam avant 17h30...Et aussi recuperer ma carte bancaire oubliee la semaine passee dans le distributeur de la banque situee juste a cote du consulat...Il fait un temps pourri sur la route, Dali et Kunming sont situes entre 1800 et 2000 m d'altitude et entre les 250 km qui separent les 2 villes ca monte et ca descend, ce qui donne une impression de lenteur monotone a l'allure de ce bus ma foi confortable. Le chauffeur, vers 13h decide de s'arreter dans une station ou plusieurs bus se sont stationnes, j'en profite pour m'acheter un bol de nouilles et observer tous ces chinois qui attendent de remonter dans leur bus respectif. Une attente interminable a cette station dont je ne comprend pas la raison... le bus reouvre ses portes nous repartons enfin ! Arrives a la peripherie de Kunming, il est environ 16h30, je commence a prendre peur de ne pas arriver a temps pour recupere mes effets. Mon pressentiment se revela exact lorsque nous arrivames en plein dans les bouchons de Kunming, une  file de quelques kilometres qui me fait bouillir de rage interieurement : "Pourquoi ne suis-je pas partie la veille ???!" - "parce que je n'aime pas cette ville, c'est moche..." Voici donc ma premiere erreur, toujours arriver sur place au moins 2 jours avant son depart, on ne sait jamais....

J'arrive donc a la gare routiere a 17h25, elle se situe a 5 km du centre ville. Je regarde ce qu'il me reste comme argent, exactement 67 RMB soit environ 7 euros...je reflechis entre prendre le taxi ou le bus...le taxi coute 40 RMB, le bus 3.5 RMB  mais le taxi est plus proche et sera plus rapide...J'arrive donc au consulat du Vietnam montre en main, mon sac de 15 kilo sur le dos a exactement 17h50. Le consulat fermant a 18 h je pense avoir une chance de recuperer mon passeport mais une femme a l'esprit tres obtu me ferme le rideau de fer juste devant mes yeux, occultant completement ma presence et mes gestes de detresse derriere la lourde grille que je finis par brutaliser d'un coup de pied...garder son calme...Il est 17h55, je cours a la banque en ayant un infime espoir d'y retrouver ma carte au guichet mais la encore, meme scenario mais avec un personnel toutefois plus aimable et comprehensif qui ne peuvent malheureusement rien pour moi, les bureaux sont fermes depuis 1/2 h, je dois revenir demain... Il doit etre 18h30 quand une pluie fine et glacee commence a tomber, a cet instant je suis un peu desesperee et apres avoir verse une larme de chaque oeil, fume 4 cigarettes d'affile et recompte ma monnaie (12 RMB), je me souviens d'un bar pres de la ou habite Quentin (qui n'est evidemment pas chez lui ces jours-ci) ou le proprio est neerlandais. A cet endroit je pourrai etre au chaud, expliquer ma situation et trouver peut-etre de l'aide et du soutien. Sans passeport je ne peux evidement pas aller dans un hotel et encore moins sans argent...Je depense donc 9.50 RMB pour me rendre de l'autre cote de la ville, au moon dog cafe. Il fait chaud, Yuth me reconnaissant, m'offre un the qui me fait le plus grand bien , le genre de the qui vous rechauffe les mains, l'interieur demon estomac vide et de mon cerveau vide egalement. La Youth, sa femme et d'autres me proposent un tas d'issues et d'alternatives notamment celle d'enfoncer la porte de mon amie Quentin absent, chose que que je refuse categoriquement. Gregor etait la parmis eux et parlait francais, un grand soulagement pour moi de pouvoir raconter en detail mon histoire. Il se propose de m'accueillir, au grand bonheur de la femme chinoise de Yuth qui s'est decompose quand son mari me proposa de m'accueillir chez eux...Je pars donc avec Gregor et Jacky faire un billard au camel bar et nous rentrerons en taxi apres cette partie. Gregor habite l'extremite de la ville, il a un appartement immense, tres moderne. Il me prepare une chambre qui ne sert qu'a entreposer des valises, un debarras de 20m2...J'ai alors pour moi un enorme lit 2 places et chose sympa en chine un chauffage de lit electrique, thermostat reglable a la tete du lit, je peux choisir la temperature. Gregor est vegetarien, il me propose des fruits, du the. Il me met serviette, eau chaude a disposition et internet. Je passe une nuit tres paisible, un grand bonheur apres le stress vecu dans la journee. Le lendemain Gregor passe la journee avec moi, a m'aider dans mes demarches. Il parle couramment chinois et cela m'ai d'une aide precieuse dans l'administration chinoise notamment a la banque ICBC qui finiront 4h plus tard par nous dire que ma carte est definitivement perdue. bon...ok je dois penser a une nouvelle alternative...et Gregor me demande d'accepter son aide et son argent, me disant qu'il n'a aucun soucis et peut de depanner de l'argent sans probleme...je suis evidemment tres genee mais comment refuser un aide si precieuse ??? Nous allons manger dans un petit resto non loin du consulat et je me connecte a internet pour reserver un "packapers hotel", tres bon marche. Je recupere mon visa a 17h30 au consulat du Vietnam, j'ai bien cru que l'ours se tenant derriere le guichet allait me dire de revenir le lendemain car je n'ai pas cocher la case "single entry or multiple entry". J'obtiens mon visa avec un grand soulagement, une joie immense, j'avais de nouveau une identite, une identite internationale...ouf ! Je regarde ma montre, mon vol est dans moins de 3 h, je cours prendre un bus pour l'aeroport accompagne de Gregor qui veut s'assurer que tout se passe bien. Juste le temps de m'acheter une carte de cigarettes et je monte dans l'avion.

A mon arrivee 2h plus tard, un homme m'attend a l'aeroport avec une petite pancarte sur laquelle etait inscrit mon nom et mon prenom. Je change mon argent et le suis jusqu'a son monospace qui m'emmene jusqu'au centre de Hanoi en 1 heure environ...Me voila arrivee a Hanoi, nouvelles odeurs, nouvelles ecritures, nouvelle monnaie, nouvelles tetes. Je prend une douche et vais me coucher...

 

Une semaine apres mon arrivee au Vietnam...La transition n'est pas facile, c'est une nouvelle monnaie, de nouvelles tetes, plus particulierement des touristes ! Moi qui avait passe un bout de temps en compagnie d'autochtones chinois, je me retrouvais entouree d 'australiens, d'anglais, de japonais, d'israeliens et autres nationalites diverses et variees..mais pas de vietnamiens...Quelques jours d'adaptation a l'economie locale me suffirent pour me rendre compte de la perversion de l'argent dans ce pays. Ici a hanoi, on n'aime pas beaucoup le touriste, mais ca passe mieux si on est francais...On aime son argent, qu'il en ait ou non, les prix sont multiplies par 3 ou 4. J'ai negocie pendant une heure une serviette de toilette pour l'obtenir au prix de 2 $ au lieu de 8. Je loge dans une guest house, un backpackers hotel, c'est tres bon marche, 5 $ la nuit petit dej inclus, movie room et wifi a tous les etages...Je m'y repose.

J'ai trouve un village potier non loin de la, Bat Trang. On y travaille la porcelaine en particulier des enormes vases de plus de 2 m au decors bleu de cobalt. Bat Trang n'est pas epargné par le tourisme, d'un cote tant mieux, de l'autre c'est dommage car arrivee dans ce village, on cherche a m'emmener dans les usines pour y acheter en gros, au marche ou des poteries moulee en series sont vendues telles qu'on pourrait les trouver dans des boutiques artisanat du monde en france...Il y a des endroits ouverts ou l'on peut s'initier a la poterie sur une girelle. On tourne son pot, on le fait secher et on le peint a la gouache pour l'emmener en souvenir. Ca ressemble aux animations que je faisais pour gagner quelques pieces en France. Ce fut un bon moyen d'approcher ces potiers qui ne parlent pas un mot d'anglais. Je m'assis au tour et je commencais a tourner, faisant comprendre au potier que je savais comment m'y prendre. Ils furent surpris de me voir centrer la terre et de faire monter l'argile entre mes doigts, le premier contact etait etabli... J'y retournais le lendemain. Bat Trang est à 40 min en bus de hanoi, je prend le bus qui est a 200 m de l'hotel, 3000 dong pour me rendre a la gare routiere et 3000 pour Bat Trang. Il n'y a pas d'hotel ni de guest house dans le village de Bat Trang, je rentre donc le soir a hanoi. Je ne reussis guere a me faire accepter parmis les potiers qui me demandent ce que je veux acheter. Je leur demande si je peux travailler avec eux quelques jours et toujours ils me disent 3what do you want to buy? »...Je ne me sens pas l'energie d'insister, il y a un fort decalage avec la Chine et cette famille que j'ai tant eu du mal a quitter...Je rentrais a mon hotel un peu depitee apres cette deception et regardais d'un air un peu decalé les touristes presents. Je les vois venir et partir, certains restent toute la journee dans cet hotel mangeant des burgers et pop corn et reservant des circuits en direct de l'hotel, tout est gere par la receptionniste. Je passe egalement 2 jours a ne pas sortir de l'hotel en raison d'un temps execrable qui n'incite guere a sortir...ces 2 jours me plonge au plus profond de moi-meme, m'apportant un enorme coup de blues, beaucoup de questionnements sur mon present et futur, mes projets, mes envies, mes attentes de la vie. C'est un coup de blues constructif, je pense qu'apres 6 mois de route j'ai besoin de me poser, j'apprend a me poser de bonnes questions, comme personne n'est present pour les entendre et y repondre, je cherche les solutions, je reve ma vie en quelque sorte, je la construis, chose que je n'etais pas capable de faire avant. Je suis seule avec moi-meme, autonome, avec mon libre arbitre...En autoconstruction. Voilà ce a quoi je reflechis. Je ne suis pas 100% dans la poterie ces derniers temps, je suis fatiguee, fatiguee de parler anglais, ou de ne pas me faire comprendre dans une autre langue, fatiguee de me devoiler constamment, de chercher a me faire apprivoiser. C'est une histoire de quelques jours, d'une semaine ou deux pour me remettre droite dans mes baskets, me laisser le temps a la reflexion pour faire revenir l'instinct et l'energie qui m'ont lache depuis quelques jours... et j'attends ma nouvelle carte bleue.

Les jours passent, presque 2 semaines, je frequente quelques bars, je mange au resto du coin, une soupe de nouilles accompagnees de salade, menthes, coriandre, persils et quelques morceaux de porc caramelise, je ne m'en lasse pas. Les vendeurs, les gens du quartiers me reconnaissent et c'est un grand plaisir je dois dire que d'etre reconnue, voilà ce dont j'avais besoin... Apres ces 2 semaines je decide de visiter quelques chose, changer d'air.

La baie d'halong...C'est un endroit trop frequente mais besoin de voir quelque chose d'inoubliable, je ne fus pas decue. J'embarquais sur un bateau prenant une formule 2 nuits et 3 jours direction le paradis. Une nuit en bateau et l'autre dans un bungalow pres de l'ile de Cat ba. La baie d'Halong ce sont plus de 2000 iles dans un bout de mer, des rochers karstiques, on se croirait dans un decors de film, j'imagine des pirates guettant le bateau dans la brume, prets a assaillir le navire...L'eau est d'un bleu turquoise, je vois des meduses rouges, des poissons multicolores, le sable est blanc et j'agremente ma collection de coquillages que je ramasse minutieusement sur l'ile au singes. La beaute de ce site n'est pas un mythe mais la betise de certains touriste ne l'est malheureusement pas non plus. Des dechets sont laisses a l'abandon sur les plages, la mer et dans les forets...Je me passerais de tous commentaires.

Passes ces 2 jours l'energie reviens, le goût de  l'aventure, les rencontres me donnent de nouveau envie. Tant pis je ne verrais peut-etre pas de potiers mais je verrais des artisans, des autochtones et des paysages a vous couper le souffle.

P1030915En route direction Sapa, le train de nuit c'est comme le bateau, ne mangez pas avant de le prendre...Beaucoup disent Sapa c'est Disneyland, c'est un peu vrai quand on voit le debarquement de touristes des 5h30 le matin, a l'arrivee a la gare de Lao Cai, a 40 km de Sapa...Je fais partie de cette masse, monte dans un bus qui nous conduit tous a Sapa. Sur la route defile des paysages merveilleux, feeriques. Des rizieres, des escaliers qu'un geant aurait sculpte pour descendre de ces montagne, se devoilent au fur et a mesure que la brume matinale disparaît. Arrivee a sapa, des femmes attendent les cars de touristes. Ce sont des femmes Hmong et des Red Zao, 2 ethnies minoritaires du Vietnam. Les Hmongs sont plus plus nombreuses que les red Zao. Il y a les black Hmong et les Hmong flower qui se distinguent par leurs couleurs vestimentaires. Toutes vendent des vetements, bijoux, sacs, c'est magnifiques. Je m'assois avec certaines, elles attirent la sympathie, cherchent a parler avec vous, vous tiennent la main...certe en attente que vous achetiez quelque chose mais ce n'est pas leur seul interet. Yin a 22 ans, elle est accompagnee par une autre femme, Tin, qui paraît beaucoup plus vieille, elle a 55 ans. P1030917Toute deux sont du village de Hong Ta a 10 km de sapa. Je passe la journee avec elles, je mange au marche entouree de red Zao et de Hmong qui me devisagent, sourient entre elles et me devoilent des sourires edentes. « Where are you from? » from France....  « Ah, comment tu t'appelles? » « quel age as-tu? ». je pense qu'elles sont ravies d'echanger avec un etranger qui ne les chasse pas des leur premiers pas...Je tisse tres vite des liens avec Tin, que j'apellerai « gou na » a sa demande, ca veut dire « maman ». Elle ne me lache plus la main et me dit que je suis comme sa fille, que je dois venir  dans sa maison. J'accepte, je viendrai le lendemain. Yin et Tin me disent qu'elles sont ravies, demain c'est le mariage de la soeur de Yin, elle m'y emmenera. Je rentre le soir a mon hotel, le bras entoure de bracelets d'amitie multicolores et sors boire une biere dans un bar, le Hmong's sister.

Le lendemain matin, j'ai rendez vous a 8 h tapante avec mes 2 amies qui sont venues accompagnées de leur conjoints a moto pour nous emmener. Avec Yin, je prend un autre chemin, traversant la montagne pour rejoindre son conjoint un peu plus loin, évitant la taxe pour touristes sur la route de Sapa a Lao Cai. Je suis comme une gamine ayant decouvert un tresor en suivant cette femme Hmong dans le minuscule village que nous traversons. Aux noces de la soeur de Yin, des dizaines d'homme et de femmes de tous ages m'accueillent, la mere de Yin accourt vers moi et me prend les mains pour m'emmener devant une table ou 3 morceaux de bambous tailles sont poses, ce sont des verres dans lequel il y a un alcool de riz blanc. Je m'execute a prendre ce verre et a en boire le contenu. Chaque femme doit inviter une autre femme a venir boire a son tour le contenu du verre en bambou. Le rituel est de refuser et de se faire prier, voir meme se faire trainer de force jusqu'à la table...On boit cul sec, les femmes ont un sacre bagout et lorsqu'a table une des anciennes leve sont verre chacune doit boire et se fait reservir aussitôt. Je suis evidemment avec les femmes, les hommes restent entre eux. Les femmes parlent anglais qu'elles apprennent a force de cotoyer les touristes. Les hommes quand a eux ne parlent pas un mot d'anglais et je n'echangerai que quelques mots apres avoir bu quelques dizaine de verres, ne comprenant rien l'un comme l'autre de ce que nous disons. L'ivresse est notre seul point commun et nous rions de cela. Le village de « gou na » est a 5 km de celui des noces, le voyage en moto ne fut pas sans risque vu le degre d'alcool qu'avait le conducteur..Là, une grande marche sous le soleil m'attendait, je ne savais pas a quoi m'attendre encore. 2 km de montee entre les rizieres et rochers dont le but n'est pas seulement d'arriver jusqu'au sommet mais aussi de ne pas s'arreter...Apres avoir perdu 3 litres de sueurs et fait fondre mes chaussettes, nous arrivons a la maison, une grande cabane en bois surplombant la vallee, c'est magnifique et ca vaut tous les efforts du monde. Le mari de « gou na » dort completement ivre dans la piece equipee d'une television. C'est la chambre de "gou na", le salon et l'P1030956endroit ou l'on prepare a manger. Le foyer du feu est creuse a meme le sol, sur la terre battue. « gou na » m'a prepare un lit etre la piece a manger et la cuisine ou se situe le point d'eau et les etageres a vaisselle et casseroles, un rideau m'isole du reste de la maison. Les repas ne sont pas tres varies mais je mange a ma faim : du riz, des epinards, du bambou et quelques nouilles. Je dis a « Gou na » que je l'accompagnerai au marche de Sapa des qu'elle s'y rendra pour acheter de la viande et des tomates. Son mari est cultivateur mais il fabrique des bijoux egalement. Ils sont 2 hommes a fabriquer des bijoux dans le village, de l'argent et un autre metal qu'ils melangent et qui faconnent, martelent pour en faire de sublimes bracelets, colliers, bagues et peignes. « Gou na » m'offre une bague que son mari a fait specialement pour ma venue, il me remerciera une fois decuve de ma visite dans leur famille. Je decide d'acheter une paire de boucle d'oreilles que son mari me fabrique sous mes yeux. Le resultat est surprenant, je prend beaucoup de plaisir a voir cet artisan fabriquer sous mes ce qui allait etre le plus beau bijoux que je n'ai jamais eu. P1040104

Beaucoup de photos sont a voir dans l'album Vietnam, je raconterai la suite une fois ce mois ecoule. il me reste 8 jours a passer au Vietnam, ce n'est pas encore fini, moi qui esperais vite le cambodge, je voudrais etirer un peu plus ce mois d'avril pour y vivre de nouveaux de merveilleux moments tel ces derniers jours...

A bientot 

Par clineb
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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 06:07

Nin hao les amis !

 

Je suis en Chine actuellement, vous n'allez pas me croire je suis accueillie dans un enorme atelier de fabrication de poteries de Jianshui, un des 4 plus grands sites de poteries, je n'en reviens pas, je suis logee, nourrie, blanchie et abreuvee de the toute la journee ! La famille qui m'heberge est tres riche car ici la ceramique ca rigole pas, c'est un produit de luxe ! La maison qui est aussi le magasin date d'il y a presque 500 ans, le mobilier et les peintures qui s'y trouvent aussi, je vous laisse imaginer...

Je fais des decors chinois au pinceau a calligraphie sur des pots qui seront vendus a prix d'or. J'ai une prof de calligraphie et une traductrice chinoise rien que pour moi qui m'aide a me faire comprendre en anglais...J'ai la pression a fond, le decor ca n'a jamais ete mon truc mais j'y mets tout mon coeur et suis assez satisfaite quand je vois leur regards d'admiration sur mes peintures...Je vais essayer de tourner un peu avec le maitre tourneur, ici ce sont les hommes qui tournent et les femmes qui decorent, c'est comme ca... Je commencerai une sculpture dans quelques jours pour offrir a cette famille extraordinaire dont le pere (le chef) veut que je reste une annee entiere chez eux pour apprendre leur art. Dans le magasin il y a d'enormes mobiliers chinois laques dont des tables a the sculptees de dragons, de poissons, c'est tres charge. Il y a une partie ventes de pierres semi precieuses, il y a de magnifiques bijoux et sculptures en jade a prix fou, des sculptures en bois et bien sur des merveilles de ceramiques, de la mignature au vase plus grand que moi.

La Chine c'est pas evident question communication et comprehension car personne ne parle anglais ! Les ordinateurs sont en Chinois, les menus, les panneaux aussi, enfin tout est en Chinois !

 

(un gros clin d'oeil aux triplettes de Bolbec qui se reconnaitront, qui seraient impressionnes de me voir au pinceau ! J'aimerai vous preter mes yeux quelques instant pour que vous voyez les merveilles de ceramiques que je vois construire sous mes yeux, moi-meme je n'en reviens pas...)

 

Je mettrai des photos tout bientot et vous raconterai mon arrivee en Chine.

A bientot

Djaill zienn !

 

7 mars 2011

Nous sommes dimanche, ca fait 5 jours que je suis la, a Kunming dans le Yunnan> Je suis hebergee chez un francais, Quentin qui vit ici depuis 6 mois et a vecu au Laos 2 ans auparavant. Nous discutons beaucoup de nos voyages, de nos rencontres, nos experiences. Il me fait visiter la ville de kunming qui n'a pas grand interet a mon gout, c'est une ville betonnee de toute part traversee par de grands boulevards, symbole du developpement fleurissant de ce pays. Je decouvre cependant la bonne bouffe chinoise et rencontres des chinois tres sympatiques lors de nos sorties dans les bars. La communication est tres difficile car tres peu de chinois parlent anglais, je conseille a ceux qui iront en Chine d'avoir un interlocuteur sachant parler chinois pour aider les premiers jours, sinon c'est une sacree galere...

Quentin est un mec sympa, il m'accompagne jusqu'a Jianshui qui se situe a 3 h de bus de Kunming, au sud. Trouver la gare routiere est une vraie galere, nous arrivons a trouver malgre tout et a partir aussi sec direction Jianshui. P1030569

Jianshui est une belle cite, nous la visitons des notre arrivee et nous trouvons un hotel pas tres cher pour la nuit en attendant de trouver les potiers. Ici pas de "grands nez" ou tres peu, Quentin parle souvent pour moi car je ne sais meme pas encore compter jusqu'a 10. Toute la ville s'organise autour du temple de Confucius construit au 13e siecle (2e plus grand temple de Chine dedie a Confucius : 8 ha !). Nous demandons dans les boutiques, ou sont vendues de magnifiques poteries pourpres, les endroits ou nous pouvons voir la fabrications de ceux-ci. Le magasin qui se situe 100 m plus loin est un work shop, cool ! Nous rentrons dans cette magnifiques demeure digne d'un decor de cinema chinois et nous parlons avec une jeune femme, Mae, la fille du boss. Cette rencontre fut geniale et je ne m'imaginais pas encore qu'elle allait eblouir mon sejour ici... Quentin leur explique mon projet, que je suis potiere moi aussi, des lors, ils veulent me voir faire et m'emmenent jusqu'a l'atelier accole a la boutique. Ma Tong, un jeune tourneur chinois de 20 ans est fier de me faire assoir a sa place. Je ne suis plus tres fiere moi a cet instant avec 5 paires d'yeux brides rives sur moi...Je tourne devant leurs yeux eblouis un vulgaire petit vase, j'apprends apres qu'il n'ont jamais vu une femme tourner l'argile, encore moins une "lawail"(etrangere).P1030572

Mae nous invite a dejeuner avec sa famille et son amie au magasin. Le rez de chaussee est le magasin, ils vendent des poteries, des bijoux en jade, des meubles dont des tables a the, et une collections de bijoux en bois dont le bois de sentale qui parfume agreablement l'ensemble de la demeure. Au 1er etage se trouve differentes chambres et une grande salle d'expositions de meubles chinois sculptes et laques. Au 2e etage, c'est la piece familiale, le living room dont le mobilier et les peinture datent de 400 ans...C'est tres charge, a la fois d'histoire, de scultures et peinture representant dragons, phoenix, fleurs de lotus, bambous et bien sur des oiseaux. l'oiseau et le poisson sont les animaux favoris des chinois. Nous mangeons avec le pere de Mae, toute la famille, la grand-mere y compris et le tourneur et le tournasseur du magasin. Le pere de Mae, Mr Yu Xing ming ets tres heureux de nous accueillir autour de sa table pour partager un somptueux repas et plusieurs verre de Baidjo ( alcool de riz macere dans une enorme bonbonne dans laquelle gisait un cobra de 4 m enroule a l'interieur, les yeux blanchis par l'alcool et la langue sortant de sa gueule, pret a vous bondir dessus...) ! Il me propose de rester ici autant de temps que je le souhaite, et me fait preparer une chambre par la femme de maison, je suis tres honoree, un peu genee d'une telle hospitalite mais je ne refuse evidemment pas cette opportunite ! Mr Yu, sa femme et sa fille souhaitent que je reste une annee entiere ici, a apprendre leurs techniques et travailler avec les artisans du magasins... Voici mon premiers jours, ma premiere matinee avec la famille Yu. Wahouuu

Le lendemain, nous visitons avec Mae la factory de la famille ou ils fabriquent en plus grand nombre des tasses, bols, theieres, etc... Mae et son amie professeur de decor nous emmenent a une expo de ceramiques contemporaine magnifique, je comprend alors qu'en Chine et particulierement dans le Yunnan, la poterie est un produit de luxe, atteignant des prix assez exorbitants. Je rencontre des calligraphes peignant sur des pots "consistance du cuir" c'est a dire pas tout a fait secs. Les decors peints a l'encre de Chine sont ensuite ciseles par les femmes de l'atelier et les vides ainsi crees sont remplis peu apres d'un engobe colores qui se revelera apres la cuisson. Wo Ching Pen est un tournasseur, il tournasse apres la pose des engobes, une fois que ceux-ci soit de la meme consistance que le pot. Wo Ching pen est un mec super gentil, il me fait asseoir a sa place et me guide dans le travail minutieux et perilleux qu'est le tournassage, j'ai horreur du tournassage...C'est pourtant tout ce qui fait la subtilite, la finesse et le brillant de ces fameuse poteries. Je suis eblouie par la brillance et le rendu final de ces poteries, c'est splendide. 

Nous sortons dans un bar le soir meme avec Mae et buvons des bieres "Cambe" (cul sec) dans de petits verres...Quentin part le lendemain a Kunming, me laissant seule avec la famille que je vais devoir apprivoiser...

Je partage ma chambre avec une des vendeuses qui me prie de laver mes pieds tous les soirs avant d'aller me coucher...Les jours se passent et je tourne la terre avec Ta Mong qui me dit souvent "I love you" apres avoir demande a So She le tourneur comment on dit en anglais... J'apprends a peindre avec des pinceaux chinois sur de magnifiques poteries, c'est impressionnant...J'ai rencontre deux grands maitres : maitre Li, un grand calligraphe repute avec lequel j'ai passe une apres midi dans sa magnifique demeure. J'ai peint un poisson a l'encre de Chine sur un de ses grands cahiers, ce fut un honneur pour moi et un bel echange puisqu'il m'a peint en retour une jolie calligraphie sur un papier a dessin destine aux eventail. Le 2e maitre etait un peintre qui peint pour le president chinois. Ce maitre est venu 2 fois peindre dans l'atelier accompagne de 2 militaires. Interdiction de le filmer... Il m'offre son livre, magnifique, avec toutes ses oeuvre et sa biographie...en chinois. Il posa devant moison vase sur lequel il venait de peindre un superbe decor et me demanda d'y faire les frises, avec mon propre design, un honneur de plus et une grande pression car beaucoup de gens etaient la pour me regarder, y compris des acheteurs potentiels...Parmis eux, Mr Weng, un journaliste de CCTV de Beijin (Pekin) qui invita tout le personnel et la famille au restaurant. Un truc de fou, il n'y a pas d'autres mots ! Une table ronde majestueuse sur laquelle defilait une vingtaine de plat sur un gros plateau tournant en verre. Le proprietaire de ce fameux restaurant, sa femme et le cuisinier etaient egalement invites. en mon honneur, le proprio du resto ouvrit plusieurs bouteilles de grands vins francais, bordeaux millesime ! Il finit completement bourre a boire le vin "cambe"... le lendemain, Mr Weng vint avec sa camera faire un reportage sur moi, il me filmait en train de peindre, de ciseler et de fabriquer une sculpture. Le jour suivant c'est un interview en anglais avec une traductrice qui m'attendait dans le magasin ! Mr Weng m'enverra ce reportage par colis en France, nice !!!

Tous les soirs nous sortions dans les bars et dans les karaokes, les chinois etant tres contents de me voir chanter la seule chanson en anglais que je connaissais, c'est a dire "My heart will go on" (je l'ai appris au college...) Eux contents, moi pas vraiment mais bon, avec quelques bieres...

Souvent je savais quand nous partions car Mae me disait "Celina, go, go, go !" mais jamais je ne savais ou...Oui, en Chine ils m'appellent Celina, impossible de prononcer Celine pour eux... Je me suis habituee a mon nouveau prenom. Ainsi, Mae m'emmenait parfois a la factory, parfois au spa, parfois au centre de massage pour un soin du visage, parfois au resto avec ses amis mais je ne savais jamais avant d'etre arrive ou nous allions. Ce furent des surprises successives chaque jour !

 Je suis restee jusqu'au 22 mars dans cet atelier et cette famille.

Malheureusement je n'ai pas pu photographier mon travail completement termine car le temps humide retarda le sechage et la cuisson des poteries. Mae m'enverra tout ca par mail. J'ai desormais un joli repertoire d'adresse en chinois dont celui d'une prof d'anglais, Phoebe avec qui je suis devenue tres amie (elle m'emmena a un repas de noces de jeunes maries). C'est avec elle que je previendrai la famille de mon eventuel retour. La famille me proposa de travailler pour eux l'annee prochaine ou quand je le souhaite durant 6 mois ou 1 an, m'offrant une chambre, l'acces a la machine a laver et un salaire. Je dois dire que c'est une proposition allechante et une experience que j'aurai tord de rater...Je reflechirai a ca des mon retour en france.

28 mars 2011

Je suis actuellement a Dali, une ancienne ville, une des plus belles ville de Chine, j'y ai fete mon anniversaire dans une guest house ou l'on m'avait prepare des nouilles et offert une carte chantant "Happy Birthday" et un petit miroir. Un anniversaire simple accompagne de chinois, d'un australien, d'un anglais et d'un russe. J'ai fini dans un bar sympa a boire des biere avec john, l'anglais, qui voyage depuis 7 ans a travers le monde. Il me raconta ses histoires, ses rencontres, ses ennuis dans les pays qu'il a traverse. c'est une personne tres interessante, je progresse ainsi mon anglais !

 

Par clineb
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